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L'automne a cette capacité rare de transformer un paysage ordinaire en quelque chose de presque lumineux. C'est exactement ce que J. André a saisi ici, en 1968.
Au centre de la composition, une tour médiévale cylindrique à toit conique s'élève au-dessus des arbres. À sa gauche, une petite construction à colombages et volets bleus s'abrite derrière un muret de pierres. Les oiseaux traversent le ciel pâle en petites silhouettes noires.
Mais c'est la végétation qui retient d'abord le regard. Les arbres sont saisis en pleine transformation automnale : rouges profonds, ocres brûlés, verts encore vifs, jaunes dorés. La lumière semble venir de l'intérieur des feuillages.
Au premier plan, un sous-bois dense avec un muret de pierres plates, des herbes hautes et des tonalités sombres qui font ressortir par contraste la clarté du ciel et la chaleur des couleurs d'automne.
La matière est généreuse. Les empâtements sont visibles sur les troncs, les feuillages et les pierres. La touche est libre, directe, sans hésitation.
La peinture est présentée dans son cadre d'origine : bois grisé à larges moulures, baguette intérieure dorée, typique du goût décoratif des années 1960-1970. Quelques marques du temps sur le cadre, visibles sur les photographies.
Signée et datée en bas à droite : J. André 1968. Dimensions de l'ensemble encadré : environ 40 × 37 cm.