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Deux images, deux instants dont nous avons aujourd'hui perdu les noms et les circonstances, mais qui nous sont parvenus plus d'un siècle après leur réalisation, toujours conservés dans leurs petits cadres en laiton.
La première photographie représente un groupe de six personnes réuni en extérieur. Trois femmes et trois hommes ont pris place devant l'objectif, vraisemblablement à l'occasion d'une promenade, d'une réunion familiale ou d'un séjour. Les longues robes, les chapeaux, l'ombrelle et les costumes masculins permettent de replacer cette scène à la fin du XIXe siècle, autour des années 1890-1900. Derrière eux, une végétation abondante et une balustrade complètent ce portrait dont le contexte nous échappe désormais.
La seconde image montre l'intérieur d'une église, photographié depuis la nef en direction du chœur. Les rangées de bancs conduisent le regard jusqu'à l'autel et aux vitraux tandis que quelques silhouettes semblent encore perceptibles dans l'édifice. Peut-être le souvenir d'une visite, d'un voyage ou d'un lieu important pour les propriétaires de ces photographies.
Le procédé photographique lui-même rend cet ensemble particulièrement intéressant. Les images sont portées directement par des plaques de verre. Selon l'orientation, la lumière et le fond devant lequel elles sont observées, leur apparence se modifie et l'image peut prendre l'aspect d'un négatif avant de retrouver une lecture positive. Ce principe évoque celui de l'ambrotype, procédé photographique du XIXe siècle dans lequel une image négative sur verre est rendue visuellement positive observée devant un fond sombre. En l'absence d'examen technique des plaques, nous préférons parler de photographies sur verre de type ambrotype.
Les deux plaques ont été préservées dans leurs cadres anciens en laiton estampié, ornés d'une petite frise répétitive et encore munis de leurs chaînettes de suspension. Le laiton a naturellement foncé et développé une patine volontairement conservée.