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En 1852, Marie-Nicolas Bouillet publie la première édition de son Dictionnaire universel des Sciences, des Lettres et des Arts. L'ambition est totale : réunir en un seul volume tout ce qu'un homme cultivé doit savoir. Sciences, mathématiques, physique, chimie, histoire naturelle. Littérature, philosophie, mythologie, langues anciennes. Beaux-arts, architecture, musique, gravure. Géographie, biographie, chronologie. Rien n'est laissé de côté.
L'ouvrage est adopté par le Ministère de l'Instruction publique et autorisé dans les bibliothèques des lycées et des établissements d'enseignement supérieur. La page de titre porte la signature autographe de Bouillet lui-même. Cet exemplaire est la quatoizième édition, cinquième de la refonte, publiée à Paris par la Librairie Hachette et Cie en 1880. Un volume in-quarto de plus de 1 700 pages.
La reliure est en demi-cuir noir à coins, dos à cinq nerfs orné de filets et fleurons dorés, plats cartonnés gaufrés à encadrement. Usure d'usage franche et honnête pour un volume de cette taille et de cet âge : dos craquellé, coins frottés, mais l'intérieur est propre, le papier jauni naturellement, le texte parfaitement lisible. C'est le dictionnaire de chevet de l'honnête homme du Second Empire et de la Troisième République, celui qu'on consultait le soir à la lumière d'une lampe, pour vérifier un fait, comprendre un mot, situer un personnage.