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Sur une coiffeuse, elle devait garder les petits trésors que l'on retirait le soir avant de se coucher. Une bague glis sée entre deux coussins de satin, une paire de boucles d'oreilles, une broche choisie pour le lendemain. Autour, on imagine volontiers un flacon de parfum, une brosse à cheveux et ces quelques objets personnels qui faisaient autrefois de la coiffeuse un territoire presque secret.
Cette boîte à bijoux des années 1950-1960 conserve quelque chose de cette élégance intime. Entièrement habillée de miroirs, elle joue avec la lumière à chaque mouvement. Sa forme polygonale lui donne une architecture très graphique, héritière du goût Art déco, tandis que ses panneaux épais et soigneusement biseautés multiplient les reflets sur toutes ses faces.
Le couvercle est particulièrement séduisant. Une succession de facettes taillées court sur son pourtour comme une petite frise de cristal, encadrant un délicat rameau fleuri gravé dans le miroir. Lorsque la lumière l'atteint, les biseaux accrochent les couleurs et font apparaître de minuscules éclats irisés. Le verre laisse également deviner sur ses tranches cette légère nuance verte si caractéristique des miroirs anciens.
En soulevant le couvercle, le décor devient plus doux. L'intérieur est encore habillé de son satin ivoire, avec au centre les petits rouleaux destinés à maintenir les bagues. Un aménagement charmant qui rappelle que ce coffret n'était pas seulement décoratif mais destiné à accompagner les gestes familiers d'une époque où l'on accordait volontiers aux objets du quotidien un supplément d'élégance.
D'environ 13 × 10 cm pour 5 cm de hauteur, elle possède aujourd'hui juste la bonne taille pour quelques bijoux choisis. Sur une coiffeuse bien sûr, mais aussi sur une console, une table de chevet ou parmi des flacons anciens, elle devient à elle seule un petit point de lumière.
Quelques discrètes traces d'usage et micro-rayures témoignent de son âge et sont visibles sur les photographies, sans lui retirer sa belle présence.